Bien que le Messie Promisa.s. fût profondément répugné par les attraits du monde, il n’en était pas pour autant paresseux. Au contraire, il était un travailleur infatigable. Il appréciait la solitude, mais ne reculait jamais devant l’effort. Lors de ses voyages, il arrivait souvent qu’il envoie son cheval avec son serviteur, tandis qu’il parcourait lui-même à pied des distances comprises entre 60 et 75 kilomètres pour atteindre sa destination. Ainsi, la plupart du temps, le Messie Promisa.s. voyageait à pied, ne montant à cheval que rarement, et il conserva cette habitude jusqu’à la fin de sa vie.
Même passé l’âge de soixante-dix ans, alors qu’il souffrait de graves maladies, il sortait fréquemment pour prendre l’air, marchant chaque jour entre six et huit kilomètres, parfois même jusqu’à onze.
Le Messie Promisa.s. racontait qu’en sa jeunesse, il lui arrivait régulièrement de se lever avant la prière de Fajr — dont l’heure se situe environ une heure et quart avant le lever du soleil — pour partir marcher. Il atteignait ainsi Wadala, un village situé sur la route de Batala, à environ neuf kilomètres de Qadian, juste à temps pour accomplir la prière matinale