L’ardeur pour l’adoration de Dieu dès l’enfance

D’après ce que Mirza Ghulam Ahmada.s. a écrit au sujet de l’état de son père pendant son enfance et sa jeunesse, il apparaît clairement que Dieu Tout-Puissant l’a élevé de telle sorte que l’amour du monde n’a jamais pu s’enraciner dans son cœur.

Il ne fait aucun doute que son père et son frère aîné jouissaient alors d’un statut social qui leur conférait honneur et privilèges, et que les autorités leur témoignaient respect et considération.

Cependant, malgré leurs efforts incessants tout au long de leur vie pour obtenir les biens matériels, ils ne réussirent jamais à acquérir ce qu’ils considéraient comme leur héritage légitime.
Cette réalité suffit à révéler à ce cœur pur, exempt de toute souillure, que ce monde est éphémère, tandis que l’éternité réside dans la proximité de Dieu.

Ainsi, il retint cette leçon dès son enfance et tout au long de sa vie. Bien que le monde se soit présenté à lui sous diverses formes séduisantes et ait cherché à l’éloigner de son chemin, il n’y prêta jamais attention et s’en détourna définitivement.

En somme, dès son plus jeune âge, Mirza Ghulam Ahmada.s. fut profondément marqué par l’épreuve vécue par son père, ce qui affaiblit en lui tout attrait pour les choses de ce monde. Dès l’enfance, toutes ses aspirations étaient tournées vers la recherche du plaisir divin.

Son biographe, Sheikh Yaqub Alir.a. rapporte un épisode fascinant survenu pendant son enfance. Il écrit qu’à une époque où Mirza Ghulam Ahmada.s. n’était encore qu’un jeune garçon, il s’adressa à une fillette de son âge — qu’il épouserait plus tard — et lui dit : « Ô infortunée, prie pour que Dieu m’accorde l’habitude de prier. »

Ces paroles, d’une simplicité touchante, révèlent la profondeur de ses sentiments et la nature de ses aspirations, entièrement tournées vers Dieu. Elles témoignent d’une intelligence spirituelle précoce : à travers cette prière, il reconnaissait déjà Dieu comme L’Unique Dispensateur des faveurs spirituelles. Il comprenait également que la capacité à adorer Dieu est, elle aussi, un don divin.

Son désir sincère de prier, ainsi que sa conviction que seul Dieu pouvait lui accorder cette faculté, témoignent d’un cœur déjà détaché des attraits de ce monde et nourri par la grâce divine — un cœur prédestiné à provoquer une profonde transformation spirituelle, en dépit du fait qu’il grandissait au sein d’un foyer où les préoccupations matérielles dominaient.