Un incident surprenant se produisit au cours de ce débat, amenant aussi bien ses partisans que ses ennemis à reconnaître non seulement l’intelligence naturelle de Mirza Ghulam Ahmada.s., mais également l’assistance divine dont il bénéficiait. Bien que le débat portait sur des sujets théologiques, les chrétiens, dans le but de l’humilier, amenèrent un jour, en pleine séance, des estropiés, des boiteux et des aveugles, qu’ils placèrent devant lui en disant : « Il prétend être le Messie ; or, ce dernier guérissait les estropiés et les aveugles. Ainsi, sa revendication ne peut être acceptée comme véridique que s’il guérit lui aussi ces malades, ici présents ; nul besoin d’aller plus loin. » Lorsqu’ils formulèrent cette demande, toute l’assistance fut stupéfaite, et chacun attendait avec curiosité de voir quelle serait la réponse de Mirza Ghulam Ahmada.s.. Les chrétiens, quant à eux, se réjouissaient de leur manœuvre, convaincus d’avoir posé une objection irréfutable et sûrs qu’il allait subir un grand affront devant l’assemblée.
Mais lorsque Mirza Ghulam Ahmada.s. donna sa réponse, leur joie se transforma en regret et en humiliation, et leur victoire apparente devint défaite. Tous reconnurent la pertinence et l’intelligence de sa réponse. Il déclara : « Guérir ce genre de malades, c’est ce qui est écrit dans les Évangiles, mais nous n’y croyons pas. À nos yeux, les miracles de Jésus étaient d’une autre nature. Il s’agit là d’une revendication des Évangiles, selon laquelle il guérissait ces malades physiquement, non pas par la prière ni par un traitement, mais simplement en posant la main sur eux. Or, il est également écrit dans les Évangiles : « Si vous aviez la foi, ne serait-ce que de la taille d’un grain de moutarde, vous feriez des choses encore plus extraordinaires. » Ainsi, ce n’est pas à nous que revient la tâche de guérir ces malades, mais à vous. Et maintenant que, dans votre grande bonté, vous avez rassemblé ces infirmes, nous les présentons à notre tour devant vous, et vous demandons : conformément aux instructions des Évangiles, si vous avez ne serait-ce qu’un grain de foi, posez vos mains sur eux et dites : « Soyez guéris. » Si ces malades sont guéris, alors nous croirons que vous et votre religion êtes véridiques. Mais si vous êtes incapables d’accomplir ce que vous revendiquez vous-même, sur quoi donc pourrait reposer la véracité de votre foi ? » Cette réponse eut un tel impact que les chrétiens furent réduits au silence, incapables de prononcer le moindre mot, et détournèrent aussitôt la conversation.
Par la suite, au cours de cette même période, il se rendit une fois à Fairozpur. Partout où il allait, il était tourmenté, et les gens lui causaient beaucoup de peine. Les écrits publiés contre lui étaient innombrables et partout où il se rendait, les gens s’unissaient pour lui faire du tort.