Le 1er janvier 1896, le Messie Promisa.s. entreprit une démarche officielle dans le but de manifester la grandeur de l’Islam et de promouvoir l’un des symboles les plus puissants de son identité religieuse : la prière du vendredi. Il s’agissait de soumettre une requête au gouvernement de l’Inde afin d’instaurer un congé officiel le vendredi. Malheureusement, parmi les musulmans, des malentendus s’étaient répandus au sujet du statut du vendredi, alors même que pour eux il constituait un signe concret de la venue du Messie Promis. À tel point que certains débats avaient émergé autour des conditions de l’obligation de cette prière, laquelle dans la pratique, était tombée en désuétude dans de nombreux endroits. Il raviva cette pratique et exprima le souhait que le gouvernement approuve l’instauration d’un congé le vendredi.
Avant même que le mémorandum destiné au gouvernement ne fût rédigé, les oulémas, fidèles à leurs habitudes, s’opposèrent à cette initiative et cherchèrent à s’en approprier le mérite. Le Messie Promisa.s. agissait dans cette affaire purement par dévotion envers Dieu, sans aucun désir de reconnaissance ni d’éloge. Son seul objectif était l’accomplissement de cette œuvre religieuse essentielle, peu importe par qui elle serait réalisée. Il annonça qu’il confiait toute cette tâche à Maulvi Muhammad Hussain Batalvi, à la demande de ce dernier, puisque celui-ci prétendait vouloir entreprendre lui-même la démarche en faveur du congé du vendredi. Mais hélas, il mit un frein à cette œuvre bénéfique. Toutefois, cette initiative était d’origine divine, et Dieu la fit aboutir par l’intermédiaire de sa propre communauté.