Il s’agit avant tout de la forteresse indestructible de l’histoire Islamique, appelée le Saint Coran. Selon la doctrine des musulmans, chaque mot et chaque lettre du Saint Coran est la parole de Dieu, révélée à Muhammad (s.a.w.), le prophète d’Allah. La portée de cette révélation s’étend sur toute la période de ses 23 ans de mission prophétique. En d’autres termes, la première révélation a indiqué le début de sa mission prophétique et la dernière partie du Saint Coran a été révélée peu de temps avant sa disparition.
Par conséquent, si les jours collectifs de la Mission Prophétique sont analysés par rapport au nombre total de versets du Coran, la révélation quotidienne moyenne équivaut à moins d’un verset par jour. Approximativement, le nombre total de jours de mission prophétique s’élève à 7970 jours et le nombre total de versets du Coran n’est que de 6236.
Étant donné que les différents mots du Coran présentent un volume total de 77 934 mots1, le nombre moyen de mots par verset est égal à douze, ce qui donne évidemment une révélation moyenne d’environ neuf mots par jour. Sur la base de ces calculs, il est évident que le Saint Coran a été révélé très lentement et progressivement. Bien qu’il soit vrai que la révélation du Saint Coran ait connu des répits temporaires, il y a eu aussi certains jours où de nombreux versets ont été révélés au Saint Prophète (s.a.w.) en une seule fois. Néanmoins, le Saint Coran n’a jamais été révélé dans une ampleur telle qu’il pouvait sembler ardu de le préserver en l’écrivant ou en le mémorisant continuellement.
Il était dans la pratique du Saint Prophète (s.a.w.) de dicter les versets du Saint Coran lorsqu’ils lui étaient révélés, pour qu’ils soient préservé par écrits, et sous la connaissance divine, il organisait également l’ordre séquentiel de ces versets. Nombreux Hadiths 2 ont été narrées à cet égard et les Hadiths suivants peuvent être présenté à titre d’exemple :
عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ قَالَ عُثْمَانُ بْنُ عَفَّانَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ إِذَا أُنْزِلَ عَلَيْهِ شَيْءٌ دَعَا بَعْضَ مَنْ كَانَ يَكْتُبُ فَيَقُولُ ضَعُوا هَؤُلَاءِ الْآيَاتِ فِي السُّورَةِ الَّتِي يُذْكَرُ فِيهَا كَذَا وَكَذَافَإِذَا نَزَلَتْ عَلَيْهِ الْآيَةُ فَيَقُولُ: ضَعُوا هَذِهِ الْآيَةَ فِي السُّورَةِ الَّتِي يُذْكَرُ فِيهَا كَذَا وَكَذ
Hadhrat Ibni ‘Abbas qui était le cousin paternel du Saint Prophète (s.a.w.) raconte que Hadhrat ‘Uthman bin ‘Affan (qui a servi en qualité de scribe à l’époque du Saint Prophète (s.a.w.)) déclarait souvent que « Lorsque plusieurs versets étaient révélés au Saint Prophète (s.a.w.) d’une seule traite, le Saint Prophète (s.a.w.) convoquait un de ses scribes et ordonnait que ces versets soient écrits dans un certain chapitre à l’endroit indiqué. Si un seul verset était révélé, le Saint Prophète (s.a.w.) convoquerait de la même manière un de ses scribes et lui ordonnerait en outre d’écrire ce verset à l’endroit indiqué. »3