Repensez au dernier cadeau que l’on vous a offert. Quelqu’un vous a peut-être acheté à manger ou votre frère ou votre sœur vous a offert du parfum. L’idée de recevoir un cadeau nous réchauffe le cœur. Pour la plupart des gens, peu importe que le cadeau soit un vêtement ou une simple boîte de chocolats. Ce qui compte, c’est que quelqu’un ait pensé à vous et ait fait tout son possible pour vous rendre heureux. C’est un honneur pour quelqu’un de se souvenir de vous avec tendresse et de dépenser pour vous l’argent qu’il a durement gagné.
L’offrande de cadeaux occupe une place particulière dans l’Islam : cette pratique bénie est abondamment promue dans le Saint Coran et par le Saint Prophète (sa).
Le Saint Coran a inculqué et inculqué le don dans de nombreux aspects importants de la vie du musulman. La charité est l’une de ces formes de don. Le Coran ordonne aux musulmans de donner aux pauvres, aux nécessiteux, aux voisins, aux proches, aux voyageurs et à bien d’autres.
En fait, le Saint Coran dit même dans un verset qu’une personne qui n’exhorte pas les autres à nourrir les pauvres, abandonne sa religion, ce qui signifie qu’il ne suffit pas de donner aux pauvres, mais que la personne doit aider à favoriser une société de donateurs.[1]
Une telle philosophie du don de cadeaux est intégrée à tous les types de relations, comme l’a magnifiquement déclaré le Prophète de l’Islam (sa) :
« Faites-vous des cadeaux les uns aux autres, car donner des cadeaux crée l’amour et fait doucement sortir le ressentiment et la mauvaise volonté. »[2]
Nous avons tous ressenti la véracité de ce hadithdans nos vies. Chaque fois que nous sommes en colère contre quelqu’un ou que nous sommes agacés, un cadeau coupe court aux pensées malveillantes et favorise une connexion plus forte, même si ce cadeau est un mot gentil.
Ce sentiment s’étend bien au-delà de la cellule familiale. En effet, le Saint Coran parle abondamment de la nécessité de faire preuve de bonté envers ceux qui vivent au-delà de vos quatre murs.
Certains hésitent à offrir des cadeaux parce qu’ils ne peuvent pas se permettre d’offrir des cadeaux luxueux et coûteux. Ce n’est pas l’attitude de l’Islam. Le Saint Prophète (saw) s’est adressé une fois aux femmes et a dit :
« Ô femmes musulmanes ! Une voisine ne doit pas mépriser le cadeau de sa voisine, même s’il s’agit des sabots d’un mouton. »[3]
Le Saint Prophète (saw) explique dans ce dicton que même si les cadeaux sont petits, ils doivent quand même être acceptés. Il a également cherché à éliminer le sentiment que certains cadeaux sont trop petits. En réalité, beaucoup de gens sont heureux avec de petits cadeaux. Nous le constatons également de nos jours. Beaucoup seraient ravis si leurs amis passaient chez eux avec de la nourriture rapide. Ces sentiments démontrent la réalité du don de cadeaux : même les petits cadeaux sont appréciés par la plupart.
Je me souviens personnellement que durant mes premières années à l’Institut de Théologie Jamia, le président du Rallye Sportif avait décidé de remplacer les médailles par des chaussettes. Chaque étudiant en repartait avec 15 à 30 paires en fonction de son succès, mais personne ne fronçait les sourcils. Des sourires ornaient le visage de chaque étudiant, heureux de ne pas avoir à dépenser d’argent pour une chose aussi triviale dans un avenir proche.
Le Saint Prophète (sa) a également réprimandé ceux qui se moquent des petits cadeaux que d’autres leur offrent. Il acceptait n’importe quel cadeau, tant qu’il ne s’agissait pas d’une charité, et ordonnait à ses compagnons d’accepter le plus petit des cadeaux. Il a dit un jour : « Celui à qui on offre une fleur ne doit pas la rejeter, car elle est légère à porter et son odeur est agréable. »[4]
L’Islam cherche ainsi à promouvoir l’idée que les petits cadeaux sont également appréciés.
Enfin, le partage de la nourriture est l’une des habitudes sociales les plus importantes des êtres humains. Il constitue également une grande partie des cadeaux. Il est donc tout à fait normal que l’attitude islamique consistant à partager les repas soit soulignée.
Le Saint Prophète (sa) a dit un jour : « J’accepterai l’invitation même si j’étais invité à un repas composé d’un pied de mouton, et j’accepterai le cadeau même s’il s’agissait d’un bras ou d’un pied de mouton. »[5]
Examinez le beau message de ce hadith : le pied de mouton était la partie la moins chère du mouton, souvent considérée comme le repas des pauvres dans les premières cultures asiatiques et arabes. Ainsi, le lien d’amitié dans l’Islam détruit avec amour un tel classisme.
Les musulmans ne fêtent pas Noël et n’échangent pas de cadeaux spécialement pour cette fête, car l’islam n’encourage pas à célébrer la naissance d’un prophète. Cette croyance est également corroborée par le fait qu’aucun prophète n’a célébré son propre anniversaire, ni celui d’un autre prophète. Ni Moïse (as), ni Jésus (as), ni le Saint Prophète Muhammad (saw) n’ont jamais célébré une telle fête.
Bien que les musulmans ne célèbrent pas spécifiquement Noël ou n’échangent pas de cadeaux à cette occasion, le chef mondial de la communauté musulmane Ahmadiyya, Sa Sainteté Hazrat Mirza Masroor Ahmad (aba) a expliqué que les musulmans peuvent offrir des cadeaux à l’occasion du Nouvel An. De cette façon, les musulmans participent également à une pratique de l’islam sans créer d’innovation inutile. Sa Sainteté (aba) lui-même mentionne qu’il envoie divers cadeaux à l’occasion du Nouvel An à tous ses voisins, un beau sentiment que l’islam promeut.[6]
Offrir des cadeaux est une passion partagée par la fête de Noël et par la religion musulmane. Dans les autres périodes de l’année, les musulmans devraient trouver des occasions d’offrir des cadeaux à leurs voisins et amis, ainsi qu’à ceux qu’ils ne connaissent pas.
Comme l’a dit le Prophète de l’Islam (saw), peut-être que cela permettra de mettre un terme à la méchanceté et au ressentiment à une époque où la haine et la division abondent. Avec chaque cadeau offert et chaque bouchée partagée, peut-être trouverons-nous nos proches plus heureux et chaque jour deviendra-t-il un motif de célébration.
Traduit par: Faizan Zafar
Vérifié par: Soham Shahba
Majlis: Muqami
The Philosophy of Gift-Giving