
Un mercredi après-midi, sous un soleil brûlant et une chaleur étouffante, je me retrouvai assis dans le couloir de la mosquée Nayyar, à Jamia Ahmadiyya International (Université de théologie Ahmadiyya). La mâchoire reposant dans les paumes de mes mains, assis en tailleur, je fixais le terrain de l’école, plongé dans mes pensées.
Ce pauvre esprit réfléchissait à la manière de se procurer de l’argent pour un pantalon, car le dernier qu’il possédait et qu’il chérissait tant s’était accidentellement déchiré. Se sentant abattu au plus profond de lui-même, il ne souhaitait demander d’aide financière à personne.
Après quelques minutes de réflexion, j’ai décidé de m’en remettre à Allah le Tout-Puissant, car Il est السميع العليم – « l’Audient, l’Omniscient ».
Ainsi, le soir venu, je me suis rendu à la mosquée pour prier et invoquer Allah. Pendant la prière, je me suis rappelé du verset 2:187 du Saint Coran qui dit : « Et quand Mes serviteurs t’interrogent à Mon sujet, dis-leur : Et quand Mes serviteurs t’interrogent sur Moi, certainement Je suis tout près. J’exauce la prière du suppliant quand il M’implore. Ils doivent donc M’écouter et croire en Moi afin qu’ils soient bien guidés. »
À cet instant, submergé par l’émotion, j’ai failli verser des larmes en priant. Après avoir terminé ma prière, j’ai récité quelques versets du Saint Coran. Puis, assis là, épuisé et préoccupé par ce que je pourrais porter le lendemain, je ne me rendis même pas compte que je m’étais endormi dans la mosquée. Je me réveillai vers 3 h 45 du matin et découvris que j’étais seul, endormi dans la mosquée. Je fis mes ablutions et accomplis la prière de Tahajjud (les prières volontaires).
Ensuite, après la prière de Fajr (juste avant l’aube), je continuais à me demander quoi porter pour aller en classe ce jour-là. Tandis que je ruminai sur cette pensée, je finis par me rendormir. Environ 15 à 20 minutes plus tard, un camarade me tapota dans le dos pour me dire d’aller me préparer pour les cours car il était déjà tard.
En me réveillant, j’ai ressenti à cet instant une profonde conviction et une grande assurance que mon problème de tenue était résolu ; toutes les inquiétudes que j’avais avant cette sieste avaient complètement disparu. Je suis donc descendu au dortoir pour me changer pour les cours.
Et là, quelle surprise ! Sur mon lit, je trouvai deux paires de pantalons noirs, parfaitement ajustés, ainsi qu’un jean bleu-noir et une autre tenue en tissu africain (un pantalon et une chemise assortis). J’ai demandé à mes camarades à qui appartenaient ces vêtements, et on m’a répondu qu’ils étaient tous pour moi, offerts par plusieurs personnes différentes. J’étais stupéfait et rempli d’émerveillement, car je n’avais partagé avec personne mon besoin de pantalons noirs, et encore moins dans un moment aussi crucial.
En repensant à cela, je me rappelai que depuis la veille, dans toutes mes prières, j’avais demandé à Allah le Tout-Puissant de m’ouvrir une voie dans cette situation. Après avoir pris un moment pour méditer sur la manière dont Allah avait répondu à mes humbles invocations de cette manière merveilleuse, je suis allé voir mes bienfaiteurs pour les remercier un par un, puis je me suis rendu directement à la mosquée pour offrir des prières de gratitude envers Allah pour avoir répondu à mes prières.
Depuis ce jour, j’ai compris clairement la réalité de l’existence d’Allah, et rien n’a ébranlé ma conviction inébranlable qu’il y a un Dieu.
À propos de l’auteur : Sulaiman Ibrahim Adam est un missionnaire ghanéen originaire de Saltpond et diplômé de Jamia Ahmadiyya International en 2022. Il est actuellement missionnaire de zone à Sekondi, au Ghana.
Traduit par Karishan ahmad
Vérifier par Rehan Murid
La Référence:
https://www.reviewofreligions.org/45646/the-unseen-hand-a-tale-of-divine-provision/