Le père du Messie Promisa.s. laissa en héritage plusieurs biens immobiliers, comprenant des maisons et des magasins à Batala, Amritsar et Gurdaspur, ainsi que des maisons, boutiques et terres à Qadian. Étant deux frères, ces biens auraient dû être partagés en deux parts, conformément à la charia et au droit civil. Bien que la part revenant au Messie Promisa.s. aurait largement suffi à ses besoins, il choisit de ne pas demander le partage et de se contenter de ce que son frère aîné lui accordait. Ainsi, ce dernier devint le successeur officiel de leur père.
Or, vivant et travaillant à Gurdaspur, son frère aîné ne pouvait être présent à Qadian, ce qui engendra de nombreuses difficultés pour le Messie Promisa.s., y compris pour subvenir à ses besoins élémentaires. Ces épreuves durèrent plusieurs années, jusqu’au décès de son frère, et le Messie Promisa.s. les traversa avec patience et persévérance, témoignant de son rang élevé.
Bien qu’ayant un droit légitime sur l’héritage paternel, il choisit de ne pas le réclamer, comprenant l’attachement profond de son frère aux biens matériels. Il se contentait donc de peu : nourriture et vêtements. Malgré son absorption dans les affaires mondaines, son frère faisait néanmoins, à sa manière, des efforts pour subvenir aux besoins du Messie Promisa.s., lui témoignant une certaine affection et du respect.
Hazrat Mirza Ghulam Ahmada.s. détestait le monde matériel tandis que son frère en était profondément amoureux. Par conséquent, ce dernier considérait le Messie Promisa.s. comme oisif et déconnecté des réalités de l’époque, regrettant parfois qu’il ne se soit pas orienté vers une profession. Une fois, lorsque le Messie Promisa.s. lui demanda une somme modeste pour acheter un journal, son frère refusa, bien qu’il se soit accaparé la totalité de l’héritage familial. Il qualifia cette dépense de gaspillage, ajoutant que le Messie Promisa.s. ne travaillait pas et passait son temps à lire livres et journaux.
En résumé, le frère du Messie Promisa.s. ne comprenait pas ses besoins et n’était pas en mesure de les satisfaire, absorbé qu’il était par ses affaires mondaines. Cette situation causa de nombreuses difficultés au Messie Promisa.s., aggravées par l’absence fréquente de son frère à Qadian, durant laquelle le gestionnaires de ce dernier s’efforçaient particulièrement de lui causer du tort.