En somme, l’influence de Barahin-e-Ahmadiyya ne cessa de croître progressivement. Inspirés par ses enseignements et la piété de son auteur, certains commencèrent à demander à Hazrat Mirza Ghulam Ahmada.s. de leur permettre de prêter allégeance à sa personne. Toutefois, il refusait systématiquement, affirmant que toutes ses affaires étaient entre les mains de Dieu.
Ce ne fut qu’en décembre 1888, suite à une révélation divine, qu’il reçut l’ordre explicite d’accepter l’allégeance de ceux qui désiraient sincèrement suivre le chemin de Dieu sous sa direction. Ainsi, le 23 mars 1889, dans la maison de Mian Ahmad Jan à Ludhiana, un serviteur fidèle, la première bai‘at eut lieu. Le tout premier à prêter le serment d’allégeance fut Maulvi Noor-ud-Din r.a., l’un de ses plus proches et érudits compagnons. Ce jour-là, environ quarante personnes s’engagèrent dans cette voie spirituelle en prêtant serment sur la main du Messie Promisa.s..
À partir de ce moment historique, le nombre de fidèles souhaitant prêter allégeance ne fit qu’augmenter, marquant le début formel de la communauté Ahmadiyya dans l’Islam.
La proclamation en tant que Messie Promis
En 1891, un tournant décisif marqua la vie de Hazrat Mirza Ghulam Ahmada.s.. Par une série de révélations divines, il reçut la connaissance selon laquelle Jésus de Nazaretha.s., dont les musulmans et les chrétiens attendaient le retour, était en réalité décédé de mort naturelle, et qu’il ne reviendrait plus. Il lui fut également révélé que la « seconde venue du Messie » ne signifiait pas le retour littéral de Jésusa.s., mais plutôt l’apparition d’un autre envoyé de Dieu, qui incarnerait les mêmes qualités, la même mission et le même esprit de réforme. Et que lui-même — Hazrat Mirza Ghulam Ahmad — était ce Messie attendu.
Cette révélation lui fut accordée à Qadian. Ressentant l’ampleur de cette annonce, il déclara à sa famille : « Une mission m’a désormais été confiée, qui suscitera une forte opposition. » Peu après, il se rendit à Ludhiana, où il fit cette proclamation de manière publique en 1891, marquant ainsi une nouvelle étape de sa mission spirituelle, désormais guidée par un mandat divin explicite.